đŸŸ Annexe — L’Élevage du Griffe-Mousseline

I — Pas un animal de compagnie

Le Griffe-Mousseline n’est pas un animal de compagnie.

Cette prĂ©cision figure systĂ©matiquement au commencement des traitĂ©s d’élevage cendrĂ©s. Parce que plusieurs siĂšcles de sĂ©lection n’ont jamais eu pour objectif d’en faire une crĂ©ature docile, affectueuse ou agrĂ©able Ă  possĂ©der.

Le Griffe a été élevé pour travailler.

Plus prĂ©cisĂ©ment, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© pour dĂ©fendre, surveiller, poursuivre, interdire un passage et, lorsque les circonstances l’exigent, planter ses mĂąchoires dans quelque chose qui n’aurait jamais dĂ» franchir la limite dont il avait reçu la garde.

Aujourd’hui, les grandes lignĂ©es issues de Cendracier et des Plaines de Nareth comptent parmi les animaux de dĂ©fense les plus rĂ©putĂ©s d’Elserath.

Certaines familles d’éleveurs entretiennent leurs registres depuis plusieurs siĂšcles et peuvent retracer l’ascendance d’un reproducteur sur un nombre de gĂ©nĂ©rations qui laisse souvent perplexes les Ă©trangers dĂ©couvrant leurs archives.

Des Griffes issus de leurs élevages gardent des exploitations agricoles, des ateliers, des entrepÎts, des demeures, des convois, des installations industrielles et certaines infrastructures militaires jusque bien au-delà des territoires cendrés.


II — Le jour oĂč l’on cessa de chercher Ă  le rendre docile

Les premiers essais d’élevage mĂ©thodique du Griffe-Mousseline remontent aux gĂ©nĂ©rations durant lesquelles les communautĂ©s cendrĂ©es cherchaient encore Ă  dĂ©terminer quelles formes de dĂ©fense pouvaient fonctionner indĂ©pendamment du Chant.

Le Griffe présentait alors plusieurs caractéristiques difficiles à ignorer.

Il Ă©tait territorial, relativement petit, Ă©tonnamment difficile Ă  neutraliser par les impacts, capable de reconnaĂźtre les individus qu’il cĂŽtoyait rĂ©guliĂšrement et dotĂ© d’une obstination remarquable.

Le problÚme était également évident.

Le Griffe sauvage dĂ©cidait lui-mĂȘme de ce qui constituait une intrusion.

Les premiers programmes de sĂ©lection ne cherchĂšrent donc pas Ă  produire l’animal le plus agressif mais Ă  sĂ©lectionner ceux qui savaient le mieux faire la diffĂ©rence.

Différence entre un résident et un étranger.

Entre quelqu’un qui traverse un espace autorisĂ© et quelqu’un qui franchit une limite.

Entre un mouvement inhabituel et une attaque.

Entre une personne qui fuit et une cible dont la poursuite a effectivement été ordonnée.

Entre le moment oĂč il est permis de mordre et celui oĂč il faut cesser.

Cette orientation demeure le fondement de presque toutes les grandes lignées cendrées contemporaines.

Une vieille plaisanterie d’éleveurs affirme :

« Le Griffe n’aime pas obĂ©ir ; il aime comprendre ce qui lui permet d’attaquer lĂ©galement. »

Plusieurs siĂšcles de sĂ©lection n’ont pas fait disparaĂźtre cette rĂ©alitĂ©.

Ils l’ont perfectionnĂ©e.


III — SĂ©lectionner une fonction, jamais une apparence

Il n’existe pas un unique Griffe-Mousseline cendrĂ©.

Les siĂšcles de sĂ©lection ont produit une multitude de lignĂ©es, parfois suffisamment diffĂ©rentes pour qu’un observateur Ă©tranger puisse difficilement croire qu’elles appartiennent toutes Ă  la mĂȘme espĂšce.

Certaines sont petites et trapues.

D’autres sont plus hautes sur pattes.

Certaines possĂšdent une musculature considĂ©rable tandis que d’autres ont Ă©tĂ© affinĂ©es pour l’endurance.

La puissance de la mĂąchoire, la vitesse, la capacitĂ© de poursuite, la territorialitĂ©, la patience, la rĂ©action Ă  la douleur et mĂȘme la maniĂšre d’aborder une cible peuvent varier fortement.

Griffes de seuil

Les Griffes de seuil sont sĂ©lectionnĂ©s pour dĂ©fendre un pĂ©rimĂštre rĂ©duit, reconnaĂźtre un grand nombre d’individus autorisĂ©s et rĂ©agir rapidement au franchissement d’une limite.

On les rencontre dans les ateliers, entrepĂŽts, demeures, installations industrielles et certains bĂątiments administratifs.

Plusieurs individus peuvent travailler ensemble sans avoir besoin d’un espace considĂ©rable.

Griffes de convoi et de longue patrouille

Les lignĂ©es destinĂ©es aux convois et aux longues patrouilles privilĂ©gient davantage l’endurance, la mobilitĂ© et la persistance de poursuite.

Elles sont gĂ©nĂ©ralement plus lĂ©gĂšres et moins territoriales, puisqu’un animal attachĂ© Ă  un lieu prĂ©cis serait mĂ©diocre lorsqu’il doit considĂ©rer comme sien tout ce qui accompagne une caravane en mouvement.

Griffes agricoles

Les lignĂ©es agricoles privilĂ©gient la vigilance et l’autonomie.

Elles doivent savoir identifier une menace sans attendre systĂ©matiquement un ordre, tout en tolĂ©rant les travailleurs, les autres animaux et les mouvements permanents d’une exploitation.

Griffes de défense lourde

Enfin, certaines lignĂ©es de dĂ©fense lourde ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es pour intervenir contre des adversaires qu’un Griffe ordinaire devrait normalement Ă©viter.

Plus massives, particuliĂšrement rĂ©sistantes et capables de conserver une prise malgrĂ© des traumatismes considĂ©rables, elles restent rares et font l’objet de restrictions importantes.


IV — La famille ne se replie jamais sur elle-mĂȘme

Parmi toutes les rĂšgles gouvernant l’élevage cendrĂ©, l’interdiction des croisements familiaux est probablement l’une des plus anciennes et des plus rigoureusement appliquĂ©es.

Deux Griffes appartenant Ă  la mĂȘme famille proche ne sont jamais volontairement accouplĂ©s.

FrĂšres et sƓurs, mĂȘme issus de portĂ©es diffĂ©rentes, parents et descendants, demi-frĂšres et demi-sƓurs, oncles et niĂšces, tantes et neveux, cousins et autres individus prĂ©sentant une proximitĂ© gĂ©nĂ©alogique jugĂ©e excessive sont exclus comme partenaires reproductifs.

Les maĂźtres-Ă©leveurs savent depuis longtemps que l’accouplement rĂ©pĂ©tĂ© d’individus apparentĂ©s permet parfois de fixer rapidement certains caractĂšres recherchĂ©s.

Ils savent Ă©galement ce que cette mĂ©thode peut accumuler derriĂšre eux : fragilitĂ©s, maladies, baisse de fertilitĂ©, dĂ©fauts structurels et caractĂšres indĂ©sirables dont les consĂ©quences peuvent n’apparaĂźtre que plusieurs gĂ©nĂ©rations plus tard.

Une amĂ©lioration immĂ©diate obtenue en augmentant la probabilitĂ© d’une dĂ©faillance future

n’est pas considĂ©rĂ©e comme une amĂ©lioration.

Les grands Ă©levages entretiennent pour cette raison des registres gĂ©nĂ©alogiques extrĂȘmement dĂ©taillĂ©s.

Chaque animal destiné à la reproduction possÚde une ascendance connue, et la compatibilité de deux reproducteurs est étudiée avant tout accouplement.

Une ancienne lignĂ©e cendrĂ©e n’est donc jamais gĂ©nĂ©tiquement fermĂ©e.

De nouvelles familles y sont réguliÚrement introduites.

Des reproducteurs circulent entre établissements.

Une branche ayant trop contribuĂ© Ă  une population peut ĂȘtre volontairement moins utilisĂ©e pendant plusieurs gĂ©nĂ©rations.

Lorsque cela devient nĂ©cessaire, certains Ă©levages vont jusqu’à introduire des Griffes sauvages soigneusement sĂ©lectionnĂ©s afin de renouveler la diversitĂ© disponible.


V — Vous avez achetĂ© le Griffe, pas la lignĂ©e

Tous les Griffes issus des grands élevages cendrés et destinés à la vente sont stérilisés avant leur livraison.

La justification officielle repose sur deux arguments.

La fonction de travail

Le premier concerne le travail.

Un animal de dĂ©fense ne doit pas abandonner sa fonction sous l’effet de la reproduction, modifier brutalement son comportement durant une saison particuliĂšre, chercher un partenaire au-delĂ  de son pĂ©rimĂštre ou devenir momentanĂ©ment moins fiable en raison de la gestation ou de la protection d’une portĂ©e.

La maßtrise de la sélection

Le second concerne la sélection.

Un acheteur peut possĂ©der deux excellents Griffes sans disposer des connaissances nĂ©cessaires pour dĂ©terminer s’ils doivent produire une descendance.

Deux individus remarquables peuvent ĂȘtre apparentĂ©s.

Ils peuvent porter des fragilités compatibles.

Ils peuvent appartenir à des branches que les maßtres-éleveurs ont précisément décidé de ne jamais croiser.

Ils peuvent Ă©galement produire des descendants parfaitement sains mais dont les caractĂšres comportementaux s’éloignent dangereusement du standard.

Plusieurs siĂšcles de travail

Ces raisons sont réelles.

Mais elles ne sont pas les seules.

Un Griffe cendré représente parfois plusieurs siÚcles de sélection.

Vendre deux reproducteurs fertiles reviendrait potentiellement Ă  permettre Ă  quelqu’un d’acquĂ©rir, pour le prix de deux animaux, une partie considĂ©rable de ce travail et de commencer Ă  la reproduire indĂ©pendamment.

Les Ă©levages n’ont aucune intention de permettre cela.

Ils le cachent d’ailleurs assez peu.

Les Cendrés ne considÚrent pas cette politique comme une hypocrisie et encore moins comme quelque chose dont ils devraient avoir honte.

L’acheteur obtient exactement ce qui lui a Ă©tĂ© vendu : un animal de travail prĂ©sentant les caractĂ©ristiques annoncĂ©es.

Il n’achĂšte aucun droit sur les gĂ©nĂ©rations qui auraient pu en descendre.

Les Griffes fertiles des grandes lignées restent donc dans les réseaux reproducteurs reconnus.

Leur déplacement entre élevages est documenté et leur reproduction soigneusement planifiée.

L’obtention d’un reproducteur par une organisation Ă©trangĂšre constitue un Ă©vĂ©nement exceptionnel et suppose gĂ©nĂ©ralement une coopĂ©ration beaucoup plus importante qu’une simple transaction commerciale.

Un Griffe vendu peut changer de propriétaire.

Une lignée ne se vend pas aussi facilement.


VI — Les autres savent Ă©galement Ă©lever

MalgrĂ© leur rĂ©putation, les CendrĂ©s n’ont jamais possĂ©dĂ© le monopole de l’élevage du Griffe-Mousseline.

Des Ă©levages existent dans de nombreuses rĂ©gions d’Elserath.

Certains sont anciens.

D’autres ne comptent que quelques gĂ©nĂ©rations.

Certains se spĂ©cialisent dans la garde agricole, d’autres dans les caravanes, les demeures ou les environnements propres Ă  leur rĂ©gion.

Leurs animaux sont généralement moins performants que ceux des grandes lignées cendrées.

Leur comportement peut ĂȘtre moins constant, leurs caractĂ©ristiques physiques davantage varier entre individus et leurs registres couvrir beaucoup moins de gĂ©nĂ©rations.

Ils possÚdent néanmoins un avantage considérable.

Ils coûtent beaucoup moins cher.

Tout le monde n’a pas besoin d’un Griffe issu d’une lignĂ©e dont le comportement a Ă©tĂ© stabilisĂ© pendant deux siĂšcles.

Un éleveur régional compétent peut produire des animaux parfaitement capables de défendre une ferme, un atelier ou une petite caravane pour une fraction du prix demandé par une grande maison cendrée.

Certains de ces Ă©levages ont mĂȘme dĂ©veloppĂ© d’excellentes lignĂ©es locales.


VII — Ceux qui viennent demander

Les relations entre les Ă©leveurs cendrĂ©s et leurs homologues Ă©trangers surprennent souvent ceux qui s’attendent Ă  dĂ©couvrir une corporation jalouse de ses secrets.

Une grande partie des connaissances cendrĂ©es concernant l’élevage du Griffe-Mousseline n’est pas secrĂšte.

Des méthodes de dressage sont enseignées.

Des principes de sélection sont expliqués.

Des observations concernant l’hĂ©rĂ©ditĂ© de certains comportements circulent.

Des Ă©leveurs Ă©trangers peuvent demander conseil Ă  leurs homologues cendrĂ©s, leur prĂ©senter des registres et parfois recevoir une aide extrĂȘmement dĂ©taillĂ©e.

Un maĂźtre-Ă©leveur peut signaler qu’une sĂ©lection trop importante de la vigilance commence Ă  produire de l’anxiĂ©tĂ©.

Il peut conseiller l’introduction d’une famille extĂ©rieure.

Il peut expliquer pourquoi une caractĂ©ristique physique apparemment avantageuse devrait ĂȘtre abandonnĂ©e.

Il peut mĂȘme montrer comment les CendrĂ©s organisent leurs propres registres.

La plupart ne voient aucune raison de refuser.

Un Ă©leveur qui travaille honnĂȘtement Ă  crĂ©er sa propre lignĂ©e n’est pas un contrefacteur.

Il est un éleveur.

Et les CendrĂ©s savent parfaitement qu’expliquer leurs mĂ©thodes ne transmet pas leurs siĂšcles de sĂ©lection.

Une gĂ©nĂ©ration ne peut ĂȘtre enseignĂ©e.

On peut apprendre en quelques mois pourquoi un croisement est mauvais.

On ne peut pas obtenir en quelques mois les douze gĂ©nĂ©rations qui auraient permis de le savoir avant mĂȘme de le tenter.

Cette différence leur permet une ouverture qui pourrait sembler étrange chez des gens protégeant aussi sévÚrement leurs reproducteurs.

Ils peuvent transmettre leur savoir avec une remarquable générosité tout en refusant catégoriquement de transmettre gratuitement le résultat biologique accumulé grùce à ce savoir.

Un principe informel résume parfois cette attitude :

« Vous voulez apprendre à faire de bons Griffes ? Venez. »

« Vous voulez faire les nÎtres ? Non. »


VIII — Faux Griffes, vraies morsures

Tout le monde n’accepte pas cette distinction.

La réputation des lignées cendrées a créé un marché parallÚle presque aussi ancien que leur commerce officiel.

Certains tentent d’obtenir clandestinement des reproducteurs fertiles.

D’autres cherchent Ă  voler des animaux appartenant directement aux Ă©levages.

Quelques-uns croisent un descendant issu d’une branche cendrĂ©e avec des Griffes sauvages puis utilisent cette ascendance pour gonfler la valeur de leurs portĂ©es.

Ces animaux peuvent ĂȘtre excellents.

Ils peuvent Ă©galement ĂȘtre catastrophiques.

Une ascendance cendrée ne constitue pas une certification cendrée.

Un Griffe dont un arriĂšre-grand-parent provient d’une grande lignĂ©e mais dont les trois gĂ©nĂ©rations suivantes ont Ă©tĂ© reproduites sans contrĂŽle n’est pas davantage garanti qu’un animal sauvage simplement parce qu’une fraction de son patrimoine gĂ©nĂ©tique possĂšde une origine prestigieuse.

Les véritables contrefacteurs vont plus loin.

Ils falsifient les registres, reproduisent les marques d’identification, inventent des gĂ©nĂ©alogies ou vendent des animaux ordinaires comme issus d’un Ă©levage reconnu.

C’est lĂ  que la rĂ©action cendrĂ©e devient considĂ©rablement plus sĂ©vĂšre.

Un élevage indépendant ne menace personne.

Une contrefaçon menace la confiance.

Lorsqu’un Griffe mĂ©diocre vendu frauduleusement sous le nom d’une grande lignĂ©e attaque une personne qu’il aurait dĂ» reconnaĂźtre, l’histoire qui circule ensuite n’est pas celle d’un mauvais Ă©levage clandestin.

Elle devient celle d’un « Griffe cendrĂ© » ayant attaquĂ© sans raison.

Pour des Ă©levages dont la rĂ©putation repose prĂ©cisĂ©ment sur la prĂ©visibilitĂ© de leurs animaux, ce dommage est considĂ©rĂ© comme beaucoup plus grave que la simple perte d’une vente.

Le vol d’un Griffe stĂ©rilisĂ© est le vol d'un animal coĂ»teux.

Le vol d’un reproducteur est le vol de plusieurs gĂ©nĂ©rations potentielles.

La falsification d’un registre est une attaque contre toutes les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes.


IX — Une industrie qui n’en porte pas toujours le nom

Autour du Griffe-Mousseline s’est ainsi dĂ©veloppĂ©e une vĂ©ritable Ă©conomie.

Les grandes maisons cendrées occupent son sommet.

Certaines possĂšdent plusieurs siĂšcles d’existence et des lignĂ©es connues jusque dans des rĂ©gions oĂč peu de CendrĂ©s ont jamais vĂ©cu.

En dessous se trouvent des élevages régionaux reconnus, parfois remarquablement compétents, dont les animaux répondent à des besoins plus locaux et restent accessibles à une clientÚle beaucoup plus large.

Viennent ensuite les petits éleveurs, les exploitations produisant occasionnellement leurs propres portées, les amateurs sérieux, les opportunistes et, tout au fond, les élevages médiocres et les trafiquants.

Les grandes maisons cendrĂ©es entretiennent parfois de meilleures relations avec un petit Ă©leveur Ă©tranger rigoureux qu’avec un Ă©tablissement cendrĂ© nĂ©gligent.

La provenance ne remplace jamais la méthode.

Des rencontres entre Ă©leveurs permettent d’échanger des observations.

Des animaux non cendrĂ©s remarquables peuvent attirer l’attention de maĂźtres venus des Plaines de Nareth.

Des lignées étrangÚres sont étudiées.

Certaines mĂ©thodes dĂ©veloppĂ©es ailleurs finissent mĂȘme par ĂȘtre intĂ©grĂ©es aux pratiques cendrĂ©es.

Car leur avance ne repose pas sur la conviction qu’ils savent dĂ©jĂ  tout.

Elle repose prĂ©cisĂ©ment sur l’habitude de considĂ©rer que tout peut encore ĂȘtre amĂ©liorĂ©.


X — Ce que signifie rĂ©ellement « cendrĂ© »

Au fil du temps, le terme a dépassé son sens géographique.

Sur certains marchĂ©s Ă©loignĂ©s, n’importe quel Griffe calme et bien dressĂ© peut ĂȘtre vantĂ© abusivement comme « de type cendrĂ© ».

Les vĂ©ritables Ă©leveurs prĂ©fĂšrent donc parler de lignĂ©es certifiĂ©es et identifier prĂ©cisĂ©ment l’établissement d’origine.

Un authentique Griffe d’élevage cendrĂ© ne se dĂ©finit pas seulement par son apparence ou mĂȘme par ses performances individuelles.

Il représente une continuité.

DerriĂšre lui se trouvent des reproducteurs choisis, des croisements refusĂ©s, des branches interrompues, des animaux sauvages rĂ©introduits lorsque cela fut nĂ©cessaire, des dĂ©fauts suivis pendant plusieurs gĂ©nĂ©rations, des milliers d’observations et une quantitĂ© presque absurde de registres.

Voilà ce que paie réellement son propriétaire.

Obtenir exactement le type d’animal qui lui a Ă©tĂ© annoncĂ©.