I â Pas un animal de compagnie
Le Griffe-Mousseline nâest pas un animal de compagnie.
Cette prĂ©cision figure systĂ©matiquement au commencement des traitĂ©s dâĂ©levage cendrĂ©s. Parce que plusieurs siĂšcles de sĂ©lection nâont jamais eu pour objectif dâen faire une crĂ©ature docile, affectueuse ou agrĂ©able Ă possĂ©der.
Le Griffe a été élevé pour travailler.
Plus prĂ©cisĂ©ment, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© pour dĂ©fendre, surveiller, poursuivre, interdire un passage et, lorsque les circonstances lâexigent, planter ses mĂąchoires dans quelque chose qui nâaurait jamais dĂ» franchir la limite dont il avait reçu la garde.
Aujourdâhui, les grandes lignĂ©es issues de Cendracier et des Plaines de Nareth comptent parmi les animaux de dĂ©fense les plus rĂ©putĂ©s dâElserath.
Certaines familles dâĂ©leveurs entretiennent leurs registres depuis plusieurs siĂšcles et peuvent retracer lâascendance dâun reproducteur sur un nombre de gĂ©nĂ©rations qui laisse souvent perplexes les Ă©trangers dĂ©couvrant leurs archives.
Des Griffes issus de leurs élevages gardent des exploitations agricoles, des ateliers, des entrepÎts, des demeures, des convois, des installations industrielles et certaines infrastructures militaires jusque bien au-delà des territoires cendrés.
II â Le jour oĂč lâon cessa de chercher Ă le rendre docile
Les premiers essais dâĂ©levage mĂ©thodique du Griffe-Mousseline remontent aux gĂ©nĂ©rations durant lesquelles les communautĂ©s cendrĂ©es cherchaient encore Ă dĂ©terminer quelles formes de dĂ©fense pouvaient fonctionner indĂ©pendamment du Chant.
Le Griffe présentait alors plusieurs caractéristiques difficiles à ignorer.
Il Ă©tait territorial, relativement petit, Ă©tonnamment difficile Ă neutraliser par les impacts, capable de reconnaĂźtre les individus quâil cĂŽtoyait rĂ©guliĂšrement et dotĂ© dâune obstination remarquable.
Le problÚme était également évident.
Le Griffe sauvage dĂ©cidait lui-mĂȘme de ce qui constituait une intrusion.
Les premiers programmes de sĂ©lection ne cherchĂšrent donc pas Ă produire lâanimal le plus agressif mais Ă sĂ©lectionner ceux qui savaient le mieux faire la diffĂ©rence.
Différence entre un résident et un étranger.
Entre quelquâun qui traverse un espace autorisĂ© et quelquâun qui franchit une limite.
Entre un mouvement inhabituel et une attaque.
Entre une personne qui fuit et une cible dont la poursuite a effectivement été ordonnée.
Entre le moment oĂč il est permis de mordre et celui oĂč il faut cesser.
Cette orientation demeure le fondement de presque toutes les grandes lignées cendrées contemporaines.
Une vieille plaisanterie dâĂ©leveurs affirme :
« Le Griffe nâaime pas obĂ©ir ; il aime comprendre ce qui lui permet dâattaquer lĂ©galement. »
Plusieurs siĂšcles de sĂ©lection nâont pas fait disparaĂźtre cette rĂ©alitĂ©.
Ils lâont perfectionnĂ©e.
III â SĂ©lectionner une fonction, jamais une apparence
Il nâexiste pas un unique Griffe-Mousseline cendrĂ©.
Les siĂšcles de sĂ©lection ont produit une multitude de lignĂ©es, parfois suffisamment diffĂ©rentes pour quâun observateur Ă©tranger puisse difficilement croire quâelles appartiennent toutes Ă la mĂȘme espĂšce.
Certaines sont petites et trapues.
Dâautres sont plus hautes sur pattes.
Certaines possĂšdent une musculature considĂ©rable tandis que dâautres ont Ă©tĂ© affinĂ©es pour lâendurance.
La puissance de la mĂąchoire, la vitesse, la capacitĂ© de poursuite, la territorialitĂ©, la patience, la rĂ©action Ă la douleur et mĂȘme la maniĂšre dâaborder une cible peuvent varier fortement.
Griffes de seuil
Les Griffes de seuil sont sĂ©lectionnĂ©s pour dĂ©fendre un pĂ©rimĂštre rĂ©duit, reconnaĂźtre un grand nombre dâindividus autorisĂ©s et rĂ©agir rapidement au franchissement dâune limite.
On les rencontre dans les ateliers, entrepĂŽts, demeures, installations industrielles et certains bĂątiments administratifs.
Plusieurs individus peuvent travailler ensemble sans avoir besoin dâun espace considĂ©rable.
Griffes de convoi et de longue patrouille
Les lignĂ©es destinĂ©es aux convois et aux longues patrouilles privilĂ©gient davantage lâendurance, la mobilitĂ© et la persistance de poursuite.
Elles sont gĂ©nĂ©ralement plus lĂ©gĂšres et moins territoriales, puisquâun animal attachĂ© Ă un lieu prĂ©cis serait mĂ©diocre lorsquâil doit considĂ©rer comme sien tout ce qui accompagne une caravane en mouvement.
Griffes agricoles
Les lignĂ©es agricoles privilĂ©gient la vigilance et lâautonomie.
Elles doivent savoir identifier une menace sans attendre systĂ©matiquement un ordre, tout en tolĂ©rant les travailleurs, les autres animaux et les mouvements permanents dâune exploitation.
Griffes de défense lourde
Enfin, certaines lignĂ©es de dĂ©fense lourde ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es pour intervenir contre des adversaires quâun Griffe ordinaire devrait normalement Ă©viter.
Plus massives, particuliĂšrement rĂ©sistantes et capables de conserver une prise malgrĂ© des traumatismes considĂ©rables, elles restent rares et font lâobjet de restrictions importantes.
IV â La famille ne se replie jamais sur elle-mĂȘme
Parmi toutes les rĂšgles gouvernant lâĂ©levage cendrĂ©, lâinterdiction des croisements familiaux est probablement lâune des plus anciennes et des plus rigoureusement appliquĂ©es.
Deux Griffes appartenant Ă la mĂȘme famille proche ne sont jamais volontairement accouplĂ©s.
FrĂšres et sĆurs, mĂȘme issus de portĂ©es diffĂ©rentes, parents et descendants, demi-frĂšres et demi-sĆurs, oncles et niĂšces, tantes et neveux, cousins et autres individus prĂ©sentant une proximitĂ© gĂ©nĂ©alogique jugĂ©e excessive sont exclus comme partenaires reproductifs.
Les maĂźtres-Ă©leveurs savent depuis longtemps que lâaccouplement rĂ©pĂ©tĂ© dâindividus apparentĂ©s permet parfois de fixer rapidement certains caractĂšres recherchĂ©s.
Ils savent Ă©galement ce que cette mĂ©thode peut accumuler derriĂšre eux : fragilitĂ©s, maladies, baisse de fertilitĂ©, dĂ©fauts structurels et caractĂšres indĂ©sirables dont les consĂ©quences peuvent nâapparaĂźtre que plusieurs gĂ©nĂ©rations plus tard.
Une amĂ©lioration immĂ©diate obtenue en augmentant la probabilitĂ© dâune dĂ©faillance future
nâest pas considĂ©rĂ©e comme une amĂ©lioration.
Les grands Ă©levages entretiennent pour cette raison des registres gĂ©nĂ©alogiques extrĂȘmement dĂ©taillĂ©s.
Chaque animal destiné à la reproduction possÚde une ascendance connue, et la compatibilité de deux reproducteurs est étudiée avant tout accouplement.
Une ancienne lignĂ©e cendrĂ©e nâest donc jamais gĂ©nĂ©tiquement fermĂ©e.
De nouvelles familles y sont réguliÚrement introduites.
Des reproducteurs circulent entre établissements.
Une branche ayant trop contribuĂ© Ă une population peut ĂȘtre volontairement moins utilisĂ©e pendant plusieurs gĂ©nĂ©rations.
Lorsque cela devient nĂ©cessaire, certains Ă©levages vont jusquâĂ introduire des Griffes sauvages soigneusement sĂ©lectionnĂ©s afin de renouveler la diversitĂ© disponible.
V â Vous avez achetĂ© le Griffe, pas la lignĂ©e
Tous les Griffes issus des grands élevages cendrés et destinés à la vente sont stérilisés avant leur livraison.
La justification officielle repose sur deux arguments.
La fonction de travail
Le premier concerne le travail.
Un animal de dĂ©fense ne doit pas abandonner sa fonction sous lâeffet de la reproduction, modifier brutalement son comportement durant une saison particuliĂšre, chercher un partenaire au-delĂ de son pĂ©rimĂštre ou devenir momentanĂ©ment moins fiable en raison de la gestation ou de la protection dâune portĂ©e.
La maßtrise de la sélection
Le second concerne la sélection.
Un acheteur peut possĂ©der deux excellents Griffes sans disposer des connaissances nĂ©cessaires pour dĂ©terminer sâils doivent produire une descendance.
Deux individus remarquables peuvent ĂȘtre apparentĂ©s.
Ils peuvent porter des fragilités compatibles.
Ils peuvent appartenir à des branches que les maßtres-éleveurs ont précisément décidé de ne jamais croiser.
Ils peuvent Ă©galement produire des descendants parfaitement sains mais dont les caractĂšres comportementaux sâĂ©loignent dangereusement du standard.
Plusieurs siĂšcles de travail
Ces raisons sont réelles.
Mais elles ne sont pas les seules.
Un Griffe cendré représente parfois plusieurs siÚcles de sélection.
Vendre deux reproducteurs fertiles reviendrait potentiellement Ă permettre Ă quelquâun dâacquĂ©rir, pour le prix de deux animaux, une partie considĂ©rable de ce travail et de commencer Ă la reproduire indĂ©pendamment.
Les Ă©levages nâont aucune intention de permettre cela.
Ils le cachent dâailleurs assez peu.
Les Cendrés ne considÚrent pas cette politique comme une hypocrisie et encore moins comme quelque chose dont ils devraient avoir honte.
Lâacheteur obtient exactement ce qui lui a Ă©tĂ© vendu : un animal de travail prĂ©sentant les caractĂ©ristiques annoncĂ©es.
Il nâachĂšte aucun droit sur les gĂ©nĂ©rations qui auraient pu en descendre.
Les Griffes fertiles des grandes lignées restent donc dans les réseaux reproducteurs reconnus.
Leur déplacement entre élevages est documenté et leur reproduction soigneusement planifiée.
Lâobtention dâun reproducteur par une organisation Ă©trangĂšre constitue un Ă©vĂ©nement exceptionnel et suppose gĂ©nĂ©ralement une coopĂ©ration beaucoup plus importante quâune simple transaction commerciale.
Un Griffe vendu peut changer de propriétaire.
Une lignée ne se vend pas aussi facilement.
VI â Les autres savent Ă©galement Ă©lever
MalgrĂ© leur rĂ©putation, les CendrĂ©s nâont jamais possĂ©dĂ© le monopole de lâĂ©levage du Griffe-Mousseline.
Des Ă©levages existent dans de nombreuses rĂ©gions dâElserath.
Certains sont anciens.
Dâautres ne comptent que quelques gĂ©nĂ©rations.
Certains se spĂ©cialisent dans la garde agricole, dâautres dans les caravanes, les demeures ou les environnements propres Ă leur rĂ©gion.
Leurs animaux sont généralement moins performants que ceux des grandes lignées cendrées.
Leur comportement peut ĂȘtre moins constant, leurs caractĂ©ristiques physiques davantage varier entre individus et leurs registres couvrir beaucoup moins de gĂ©nĂ©rations.
Ils possÚdent néanmoins un avantage considérable.
Ils coûtent beaucoup moins cher.
Tout le monde nâa pas besoin dâun Griffe issu dâune lignĂ©e dont le comportement a Ă©tĂ© stabilisĂ© pendant deux siĂšcles.
Un éleveur régional compétent peut produire des animaux parfaitement capables de défendre une ferme, un atelier ou une petite caravane pour une fraction du prix demandé par une grande maison cendrée.
Certains de ces Ă©levages ont mĂȘme dĂ©veloppĂ© dâexcellentes lignĂ©es locales.
VII â Ceux qui viennent demander
Les relations entre les Ă©leveurs cendrĂ©s et leurs homologues Ă©trangers surprennent souvent ceux qui sâattendent Ă dĂ©couvrir une corporation jalouse de ses secrets.
Une grande partie des connaissances cendrĂ©es concernant lâĂ©levage du Griffe-Mousseline nâest pas secrĂšte.
Des méthodes de dressage sont enseignées.
Des principes de sélection sont expliqués.
Des observations concernant lâhĂ©rĂ©ditĂ© de certains comportements circulent.
Des Ă©leveurs Ă©trangers peuvent demander conseil Ă leurs homologues cendrĂ©s, leur prĂ©senter des registres et parfois recevoir une aide extrĂȘmement dĂ©taillĂ©e.
Un maĂźtre-Ă©leveur peut signaler quâune sĂ©lection trop importante de la vigilance commence Ă produire de lâanxiĂ©tĂ©.
Il peut conseiller lâintroduction dâune famille extĂ©rieure.
Il peut expliquer pourquoi une caractĂ©ristique physique apparemment avantageuse devrait ĂȘtre abandonnĂ©e.
Il peut mĂȘme montrer comment les CendrĂ©s organisent leurs propres registres.
La plupart ne voient aucune raison de refuser.
Un Ă©leveur qui travaille honnĂȘtement Ă crĂ©er sa propre lignĂ©e nâest pas un contrefacteur.
Il est un éleveur.
Et les CendrĂ©s savent parfaitement quâexpliquer leurs mĂ©thodes ne transmet pas leurs siĂšcles de sĂ©lection.
Une gĂ©nĂ©ration ne peut ĂȘtre enseignĂ©e.
On peut apprendre en quelques mois pourquoi un croisement est mauvais.
On ne peut pas obtenir en quelques mois les douze gĂ©nĂ©rations qui auraient permis de le savoir avant mĂȘme de le tenter.
Cette différence leur permet une ouverture qui pourrait sembler étrange chez des gens protégeant aussi sévÚrement leurs reproducteurs.
Ils peuvent transmettre leur savoir avec une remarquable générosité tout en refusant catégoriquement de transmettre gratuitement le résultat biologique accumulé grùce à ce savoir.
Un principe informel résume parfois cette attitude :
« Vous voulez apprendre à faire de bons Griffes ? Venez. »
« Vous voulez faire les nÎtres ? Non. »
VIII â Faux Griffes, vraies morsures
Tout le monde nâaccepte pas cette distinction.
La réputation des lignées cendrées a créé un marché parallÚle presque aussi ancien que leur commerce officiel.
Certains tentent dâobtenir clandestinement des reproducteurs fertiles.
Dâautres cherchent Ă voler des animaux appartenant directement aux Ă©levages.
Quelques-uns croisent un descendant issu dâune branche cendrĂ©e avec des Griffes sauvages puis utilisent cette ascendance pour gonfler la valeur de leurs portĂ©es.
Ces animaux peuvent ĂȘtre excellents.
Ils peuvent Ă©galement ĂȘtre catastrophiques.
Une ascendance cendrée ne constitue pas une certification cendrée.
Un Griffe dont un arriĂšre-grand-parent provient dâune grande lignĂ©e mais dont les trois gĂ©nĂ©rations suivantes ont Ă©tĂ© reproduites sans contrĂŽle nâest pas davantage garanti quâun animal sauvage simplement parce quâune fraction de son patrimoine gĂ©nĂ©tique possĂšde une origine prestigieuse.
Les véritables contrefacteurs vont plus loin.
Ils falsifient les registres, reproduisent les marques dâidentification, inventent des gĂ©nĂ©alogies ou vendent des animaux ordinaires comme issus dâun Ă©levage reconnu.
Câest lĂ que la rĂ©action cendrĂ©e devient considĂ©rablement plus sĂ©vĂšre.
Un élevage indépendant ne menace personne.
Une contrefaçon menace la confiance.
Lorsquâun Griffe mĂ©diocre vendu frauduleusement sous le nom dâune grande lignĂ©e attaque une personne quâil aurait dĂ» reconnaĂźtre, lâhistoire qui circule ensuite nâest pas celle dâun mauvais Ă©levage clandestin.
Elle devient celle dâun « Griffe cendrĂ© » ayant attaquĂ© sans raison.
Pour des Ă©levages dont la rĂ©putation repose prĂ©cisĂ©ment sur la prĂ©visibilitĂ© de leurs animaux, ce dommage est considĂ©rĂ© comme beaucoup plus grave que la simple perte dâune vente.
Le vol dâun Griffe stĂ©rilisĂ© est le vol d'un animal coĂ»teux.
Le vol dâun reproducteur est le vol de plusieurs gĂ©nĂ©rations potentielles.
La falsification dâun registre est une attaque contre toutes les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes.
IX â Une industrie qui nâen porte pas toujours le nom
Autour du Griffe-Mousseline sâest ainsi dĂ©veloppĂ©e une vĂ©ritable Ă©conomie.
Les grandes maisons cendrées occupent son sommet.
Certaines possĂšdent plusieurs siĂšcles dâexistence et des lignĂ©es connues jusque dans des rĂ©gions oĂč peu de CendrĂ©s ont jamais vĂ©cu.
En dessous se trouvent des élevages régionaux reconnus, parfois remarquablement compétents, dont les animaux répondent à des besoins plus locaux et restent accessibles à une clientÚle beaucoup plus large.
Viennent ensuite les petits éleveurs, les exploitations produisant occasionnellement leurs propres portées, les amateurs sérieux, les opportunistes et, tout au fond, les élevages médiocres et les trafiquants.
Les grandes maisons cendrĂ©es entretiennent parfois de meilleures relations avec un petit Ă©leveur Ă©tranger rigoureux quâavec un Ă©tablissement cendrĂ© nĂ©gligent.
La provenance ne remplace jamais la méthode.
Des rencontres entre Ă©leveurs permettent dâĂ©changer des observations.
Des animaux non cendrĂ©s remarquables peuvent attirer lâattention de maĂźtres venus des Plaines de Nareth.
Des lignées étrangÚres sont étudiées.
Certaines mĂ©thodes dĂ©veloppĂ©es ailleurs finissent mĂȘme par ĂȘtre intĂ©grĂ©es aux pratiques cendrĂ©es.
Car leur avance ne repose pas sur la conviction quâils savent dĂ©jĂ tout.
Elle repose prĂ©cisĂ©ment sur lâhabitude de considĂ©rer que tout peut encore ĂȘtre amĂ©liorĂ©.
X â Ce que signifie rĂ©ellement « cendrĂ© »
Au fil du temps, le terme a dépassé son sens géographique.
Sur certains marchĂ©s Ă©loignĂ©s, nâimporte quel Griffe calme et bien dressĂ© peut ĂȘtre vantĂ© abusivement comme « de type cendrĂ© ».
Les vĂ©ritables Ă©leveurs prĂ©fĂšrent donc parler de lignĂ©es certifiĂ©es et identifier prĂ©cisĂ©ment lâĂ©tablissement dâorigine.
Un authentique Griffe dâĂ©levage cendrĂ© ne se dĂ©finit pas seulement par son apparence ou mĂȘme par ses performances individuelles.
Il représente une continuité.
DerriĂšre lui se trouvent des reproducteurs choisis, des croisements refusĂ©s, des branches interrompues, des animaux sauvages rĂ©introduits lorsque cela fut nĂ©cessaire, des dĂ©fauts suivis pendant plusieurs gĂ©nĂ©rations, des milliers dâobservations et une quantitĂ© presque absurde de registres.
Voilà ce que paie réellement son propriétaire.
Obtenir exactement le type dâanimal qui lui a Ă©tĂ© annoncĂ©.